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Tunisia: What Follows the Revolution?

This post is part of our special coverage of Tunisia Revolution 2011.

President Zine al-Abidine Ben Ali fled to Saudi Arabia more than three weeks ago, but clashes with police and protests by people demanding jobs or better wages are still taking place in Tunisia, and the interim government is attempting to restore order. While the changes in society are undeniable, such as increased internet freedom, not everyone is happy with what has been going on. In this post we hear from Tunisian bloggers on the current situation in the country, some voicing frustration at the lack of order, even as the overall tone is hopeful that everything will work out in the end.

Tunisia Forever

'Tunisia Forever II' by Wassim Ben Rhouma on 14 Jan 2010 Shared on Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

Selim, a Tunisian blogger living in Paris, says:

Les informations, les évènements et les décisions du gouvernement actuel, qui ne cessent de s’enchainer à une vitesse phénoménale, rendent difficile toute tentative de prise de recul et d’analyse objective de l’évolution de la situation. Les maladresses et le manque de communication sur certains sujets de la part des intérimaires du gouvernement donnent l’impression qu’ils sont davantage dans l’improvisation que dans le contrôle de la situation. Ceci n’aide pas les tunisiens à avoir plus de visibilité, créant ainsi une situation de confusion anxiogène.
Les médias et les journalistes, quant à eux, ne représentent toujours pas une source d’informations fiable aux yeux de la majorité, non seulement pour la qualité de leurs prestations qui reste en dessous des attentes, mais également pour la réputation de médias affiliés à l’ancien régime qu'on leur connaît, ou du moins pour leur manque d’indépendance et d’objectivité.
La transition est d’autant plus rude pour la Tunisie que les défis auxquels elle doit faire face durant cette phase sont nombreux, difficiles à relever, mais pas irréalisables. Malgré cette cacophonie et l’instabilité de la situation, ces défis peuvent être identifiés si l’objectif à court terme demeure l’organisation d’élections libres et justes.

The amount of information, events and government decisions, which are following each other at a phenomenal rate, is making difficult any attempt to take a step back and analyse developments objectively. The blunders and the lack of communication regarding certain subjects on the part of some members of the interim government give the impression that they are improvising rather than in control of the situation. This does not help the Tunisians forecast events, creating a situation of anxiety-provoking confusion.
As for journalists and the media, they are not always a reliable source of information in the eyes of most people, not only because the quality of their work remains below expectations, but also because of the infamous reputation of the media connected to the ancien régime, or at least because of their lack of independence and objectivity.
The transition is all the more tough for Tunisia, as the challenges the nation is facing during this phase are numerous and difficult to overcome – but not impossible. Despite this cacophony and the unstable situation, these challenges can be identified if the short-term objective remains the organisation of free and fair elections.

In San Francisco, Sami Ben Romdhane writes:

La première étape de la révolution est passée, Ben Ali est parti et est maintenant sous le coup d’un mandat d’arrêt, mais le vide politique persiste et les règles du jeu de la vie démocratique nous sont encore peu connues et tout le monde cherche la fin qu’il souhaite. La classe moyenne veut reprendre une vie normale et un gouvernement qu’ils veulent y croire et ceux qui étaient dans le désespoir n’ont plus confiance en personne et ceux qui étaient au pouvoir essaient de garder un tant soit peu et ceux qui étaient au bord veulent devenir les sauveurs de la nation et ceux qui étaient opposants opprimés ne savent plus quoi faire dans cette Tunisie sans dictateur pour s’y opposer et ceux qui étaient méchants veulent devenir gentils et ceux qui étaient des moutons veulent devenir des lions intransigeants et ceux qui tiraient les ficelles dans le noir on les voit toujours pas et ceux qui avaient un pseudo parlent en leur propre nom et ceux qui s’exprimaient en leur propres noms le font avec un pseudo. Personne ne semble digne de confiance et personne ne semble avoir la majorité des voix. Beaucoup cherchent le retour à la vie normale et beaucoup veulent continuer à vivre cette révolution. Mais moi, personnellement je ne m’inquiète pas, je trouve ce qui se passe un peu logique vu notre histoire récente. Il faut juste s’auto éduquer, apprendre a respecter et apprendre à être libre car on ne l’a jamais été et je suis certain qu’on le fera et qu’on comblera le vide et que des pensées libres riches et différentes verront le jour et j’espère que ce ne sera pas attachée a des personnes et qu’on oublie nos reflexes de vénérer les personnes les représentant maintenant que nous avons appris nos leçons.

The first stage of the revolution is over; Ben Ali is gone and there is now a warrant out for his arrest. But the political vacuum still exists and the rules of the game of democratic life are still little known to us, and everyone is seeking the result he or she wishes for. The middle class want to resume a normal life with a government they can believe, and those who were despairing no longer trust anyone, and those who were in power are trying to keep some, however little, and those who were on the fringes want to become the saviours of the nation, and those who were the oppressed opposition no longer know what to do in this Tunisia without a dictator to oppose, and those who were nasty want to become nice, and those who were sheep want to become uncompromising lions, and those who were pulling strings in the dark are still not to be seen, and those who had a pseudonym are speaking in their own name, and those who spoke in their own name are now doing so with a pseudonym. Nobody seems trustworthy, and nobody seems to have a majority of votes. Many seek a return to normal life, and many want to go on living this revolution. But personally, I am not worried; I find what is happening somewhat logical, given our recent history. We just need to educate ourselves, learn to respect and learn to be free, because we never have been, and I am sure that we will do so and will fill the void, and that rich and diverse free thoughts will see the light of day. I hope that this will not be attached to particular people, and that we will forget our instinct to venerate the persons representing us, now that we have learnt our lessons.
'Free Tunisia'

'Tunisia is Free' photo by Wassim Ben Rhouma on 21 Jan 2011 Shared on Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

In a post entitled “Don’t touch my Tunisia”, amara9 writes:

Notre pays mérite bien une nouvelle page mais sans sang, sans déstruction, sans victimes, sans différends, s'il vous plait le travail fait durant plus de 20 ans est fait par le peuple et pour le peuple, on va pas s'autodétruire !
Oui pour l'expression oui ! pour les droits mais NON ! à la déstruction des biens publiques et des gains que nos parents et grands parents ont payé cher.
S'il vous plait qu'on ne fait pas des gaffes que nous allons payer dans le future, notre pays a bien besoin d'un air de liberté et de dignité nouvelle avec des corrections et des remises en comptes de certaines tares faites dans le passé mais nul ne peut transformer le tunisen en une bête féroce qui se mord elle-même.

Our country truly deserves to start on a new page, but without blood, without destruction, without victims, without disagreements. Please, the work done over more than 20 years has been done by the people and for the people – we should not self-destruct!
Yes to expressing yourself! Yes to rights! But NO to the destruction of public property and the gains for which our parents and grandparents paid dearly!
Please, do not make mistakes that we will pay for in the future. Our country really needs an air of freedom and new dignity, with corrections and adjustments on account of some failures of the past – but no one can change the Tunisian into a wild beast biting itself.

Verlan makes a reference to the new tourism minister, Slim Chaker, who recently responded on Facebook to an unspecified attack made against him, and she says:

Nous sommes nombreux à être très inquiets de voir l'anarchie qui règne, la facilité avec laquelle on insulte les gens, avec laquelle on diffame, on rabaisse et la rapidité avec laquelle des actes si méprisables sont “partagés” via les réseaux sociaux par toutes ces personnes instruites ou non, bien intentionnées ou non qui ne réfléchissent pas, qui suivent le mouvement, un mouvement irrationnel et dont la passion n'excuse pas les dégâts, l'horreur, la tristesse dans laquelle elle plonge les gens, pas seulement ceux qui sont visés, à tort, mais tous ceux qui ont envie de croire en une Tunisie exemplaire.
Des gens de l'expérience et du talent de Monsieur Chaker ou d'Elyès Jouini font honneur à la Tunisie.
Les hordes qui dans un accès d'hystérie collective ne cessent de hurler “moi moimoi” n'ont, pour moi, aucune excuse, aucun prétexte, ni le besoin, ni la frustration, ni la faim de cette maudite liberté d'expression que l'on a fini par assimiler à la liberté d'insulte ne justifient que l'on s'en prenne à ceux qui essaient de construire, non pas une entreprise, ni une société mais un pays tout entier mis à mal par ses pilleurs, les anciens et les nouveaux.

Many of us are very concerned to see the current anarchy, the ease with which people get insulted, defamed and belittled, and the speed with which such despicable acts are “shared” via social networks by all these people, educated or not, well-intentioned or not, who do not even think about it. People who follow the movement, an irrational movement, whose passion does not excuse the damage, horror and sadness into which it plunges people, not just those who are mistakenly targeted, but all those who want to believe in a Tunisia that is exemplary.
People with the experience and talent of Monsieur Chaker or Elyès Jouini [minister for economic reform] are a credit to Tunisia.
The hordes who in a fit of collective hysteria are continuously yelling “me, me, me!” do not have, as far as I am concerned, any excuse, or pretext. No need, no frustration, no hunger for this accursed freedom of expression, that we have now equated with the freedom to insult, can justify putting the blame on those who are trying to build not a company, not a society, but a whole nation undermined by looters past and present.

She continues:

Et à ceux qui ne savent ni attendre, ni espérer, ni observer; ni travailler; ayez l'obligeance au moins, de faire preuve d'un minimum de respect.
Le respect, c'est ce que l'ancien système n'a jamais su vous accorder.
Montrez que vous le méritez.

And to those who don’t know how to wait, or hope, or watch, or work, at least be good enough to show a minimum of respect.
Respect is what the old system was never able to give you.
Show that you deserve it.

This post is part of our special coverage of Tunisia Revolution 2011.

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